Quelques bons réflexes pour donner en confiance !
La crise économique et financière inquiète bon nombre de donateurs. Dans ce contexte difficile, le don aux associations et fondations prend alors toute son acuité. En effet, l’arbitrage est le mot clé de cette fin d'année. À partir de novembre et jusqu’au 31 décembre 2008, les donateurs seront confrontés à des questions cruciales : « à qui donner ? Pour quelle cause ? Comment choisir ? À quelle association/fondation puis-je faire confiance ? ».
Le don : l’alliance du coeur et la raison
S’il est vrai que le don est un acte impulsif, empreint de générosité et d’altruisme, il est également important qu’il repose sur des réflexes qui contribuent à le pérenniser. L’acte de donner a des conséquences sociales positives ; sans lui, une part importante des actions humanitaires ou sociales ne pourrait pas se réaliser. Les besoins ne se réduiront pas en temps de crise, bien au contraire.
Afin d’aider les donateurs dans leur choix et promouvoir le don en confiance, le Comité de la Charte fait quelques recommandations directement issues des résultats de
la 2ème vague de son baromètre sur la confiance dans les organisations faisant appel à la générosité du public parue en octobre 2008. Il rappelle ainsi les bonnes questions à se poser en matière de don :
1- Est-ce que je connais bien les missions de l’organisation ?
La cause défendue et son objet social sont-ils clairs et bien définis ?
2- Rend-elle suffisamment compte de ce qu’elle fait au niveau de ses activités ?
Existe-t-il des informations sur l’ensemble des activités menées, la façon dont elles sont mises en oeuvre et les résultats obtenus ? Le rapport annuel d’activité est-il facilement accessible ?
3- Rend-elle suffisamment compte de ce qu’elle fait au niveau financier ?
Peut-on accéder facilement aux rapports financiers et, en particulier, au compte d’emploi des ressources de l’organisme ? Répondent-ils à mes interrogations ?
4- De manière générale, est-ce que j’ai facilement accès aux informations dont j’ai besoin ?
Par exemple : des informations sur ses dirigeants et la composition de son CA sont-elles disponibles et facilement accessibles ? Existe-t-il des informations claires et précises sur son organisation et son mode de fonctionnement ? L’organisme répond-il à mes demandes d’informations ?
5- De quels contrôles a-t-elle fait l’objet ?
S’est-elle volontairement soumise aux contrôles du Comité de la Charte ? A-t-elle un commissaire aux comptes ? A-t-elle déjà été contrôlée par la Cour des comptes, l’IGAS ou un autre corps de contrôle public ? Est-elle soumise à des contrôles particuliers de l’État ou de bailleurs de fonds ?
Ce sont aujourd’hui 56 organisations faisant appel à la générosité qui sont agréées par le Comité de la Charte. Cela signifie qu’elles sont contrôlées en continu par un corps de contrôleurs et qu’elles respectent la charte de déontologie et ses 4 grands principes :
• Fonctionnement statutaire et gestion désintéressée
• Gestion rigoureuse
• Qualité de la communication et des actions de collecte de fonds
• Transparence financière à l’égard des donateurs
Communiqué de presse du Comité de la Charte du don en confiance
- 4 novembre 2008